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Prostate après 50 ans : les symptômes qui parlent, ceux qui trompent

La prostate grossit avec l'âge chez la plupart des hommes. Ce n'est pas la même chose qu'une maladie, et le vocabulaire mérite d'être remis en ordre.

Par La rédaction de PileMedsPublié le Dernière mise à jour 7 min de lecture
Une consultation médicale
Une consultation médicaleAerzte3welt · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons
Sur cette page
  1. Les symptômes, rangés en deux familles
  2. Ce qui n'est pas un signe de cancer
  3. Symptômes urinaires et vie sexuelle
  4. Ce qui se fait avant tout traitement
  5. Quand consulter sans attendre

Passé la cinquantaine, la gêne urinaire devient un motif de consultation banal : le jet faiblit, il faut se lever la nuit, l'envie devient pressante. Ces symptômes ont un nom collectif, et plusieurs causes possibles, dont l'augmentation bénigne du volume de la prostate est la plus courante.

Le sujet est brouillé par la peur du cancer, qui n'a pas les mêmes signes et ne se cherche pas de la même manière.

Les symptômes, rangés en deux familles

  • symptômes de vidange : jet faible, hésitation au démarrage, besoin de pousser, gouttes retardataires ;
  • symptômes de remplissage : urgence, fréquence, levers nocturnes.

La description précise compte plus que l'intensité ressentie : c'est elle qui orientera l'examen et le traitement. Un carnet de trois jours notant les mictions est l'outil le plus simple et le plus utile à apporter en consultation.

Ce qui n'est pas un signe de cancer

L'augmentation bénigne du volume de la prostate donne des symptômes urinaires ; le cancer de la prostate, à son début, n'en donne généralement pas. Autrement dit, la gêne urinaire n'est pas un indicateur de cancer, et son absence n'est pas une garantie.

C'est pour cette raison que le dépistage se discute séparément des symptômes, en tenant compte de l'âge, des antécédents familiaux et de l'avis du patient après information.

Symptômes urinaires et vie sexuelle

Les deux sujets sont liés de plusieurs manières : par l'âge et les facteurs vasculaires communs, par le sommeil haché des levers nocturnes, et par certains traitements des troubles urinaires qui ont des effets sexuels.

Ce qui se fait avant tout traitement

  1. Décrire

    Carnet des mictions sur trois jours, gêne évaluée honnêtement.

  2. Examiner

    Examen clinique, analyse d'urine pour éliminer une infection.

  3. Mesurer si besoin

    Débit urinaire et volume résiduel, selon la gêne.

  4. Décider ensemble

    Surveillance, mesures d'hygiène de vie, ou traitement médicamenteux.

Une part des gênes modérées s'améliore par des mesures simples : réduire les boissons en soirée, limiter caféine et alcool, traiter une constipation, revoir les médicaments qui aggravent la rétention.

Quand consulter sans attendre

Une impossibilité totale d'uriner, du sang dans les urines, une fièvre avec douleur ou une aggravation rapide ne relèvent pas de la surveillance : ce sont des motifs de consultation immédiate.

En dehors de ces situations, la gêne urinaire s'évalue tranquillement, et le choix entre surveiller et traiter appartient largement au patient informé.

Les levers nocturnes viennent-ils toujours de la prostate ?

Non. Le sommeil, la quantité de boissons le soir, l'apnée du sommeil, l'insuffisance cardiaque et certains traitements y contribuent aussi. C'est pourquoi le carnet des mictions est utile.

Le dépistage du cancer de la prostate est-il systématique ?

Il n'est pas systématique : il se décide après information sur les bénéfices et les inconvénients, en tenant compte de l'âge et des antécédents familiaux.

Un traitement urinaire peut-il gêner l'éjaculation ?

Certaines classes ont cet effet, notamment sur le volume de l'éjaculation. Ce n'est pas dangereux, mais cela doit être annoncé avant et non découvert après.

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